- La terre -
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   En tout, 300 millions de mètres cubes de terre auront servi à la construction de la muraille. Les portions de la muraille de Chine construites sous les Royaumes Combattants sont principalement réalisées en terre, sous forme de bauge ou de pisé. La bauge se façonnait en déposant de la terre crue mêlée à de la paille, cette dernière permettant d'améliorer sa cohésion et sa résistance. Dans certaines régions, notamment dans le désert de Gobi (époque des Han,), la paille est remplacée par des roseaux. Le pisé était constitué de terre argileuse et de cailloux compressés dans des coffrages, à l'aide des pieds. Ils utilisaient généralement un mélange constitué de 15 % d'argile et de 60 % de sable, le reste étant des graves et parfois de la chaux. Ils tassaient la terre par couche de 15 cm environ, la largeur du mur banché étant de 50 cm. La muraille était donc un mur stratifié. La résistance à la compression pouvait atteindre 5 MPa voire plus avec un liant hydraulique. La terre utilisée pure, sans paille, ne devait pas être trop humide. Elle était donc extraite du sol au printemps. La proportion des composants du pisé, leur origine et leur nature chimique donnent lieu à une palette de couleur variée selon le territoire, allant du brun ocre au brun clair.

Mur de terre et de roseaux

   L'excellente inertie thermique et la très bonne isolation phonique de la terre importaient évidemment peu aux Chinois. Le réel avantage de ce matériau est sa proximité et sa disponibilité. En effet, seuls les Zhao et les Han ont dû avoir quelques problèmes de ressources à l'approche du désert de Gobi. La main d'oeuvre nécessaire à toute construction en terre est très importante, surtout à l'époque. Mais le point faible et la vulnérabilité de l'édifice reste la pluie, surtout au niveau des fondations.

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