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- Tours de défense -
   Les tours de défense, hautes de plus de quinze mètres, étaient réparties toutes les centaines de mètres en moyenne, ce qui représente le double d'une portée d'archeries. Contrairement aux tours d'alarme, elles font partie intégrante de la muraille et assurent le tir de flanquement (tir parallèle au front à défendre) en couvrant la face donnant sur l'ennemi. Il existe deux sortes d'architectures pour ces tours, celle de la région de Pékin et celle de la région plus montagneuse du Shanxi. En temps ordinaire, 4 soldats, avec femmes et enfants, étaient logés dans chaque tour (15 000 ont été recensées).

Dans la province du Shanxi :

   Ces tours carrées sont excentrées de la muraille vers le côté ennemi. Pour faciliter l'accès des chevaux et des chariots à la courtine, des rampes ont été construites le long de la muraille aux abords de ces tours. Les trois murs exposés à l'ennemi sont chacun équipés de trois meurtrières que les Chinois ont l'habitude d'appeler des trous (keng) ou des yeux (yan). L'intérieur est composé d'une salle principale voûtée d'où les soldats pouvaient surveiller les quatre points cardinaux et d'un couloir entourant cette pièce. L'éclairage est assuré par les meurtrières et par l'entrée donnant sur la muraille. Les escaliers intérieurs assurant l'accès aux différents étages prennent appui sur le mur du haut sur le plan de masse. Comme nous pouvons le voir sur la vue en coupe, un petit abri était souvent construit sur le toit avec les ouvertures nécessaires à la surveillance de l'ennemi. Les murs obliques de la région du Shanxi présentent un angle important et sont larges d'une douzaine de mètres. La plupart de ces tours n'étaient accessibles qu'avec l'aide d'échelles, le but étant d'empêcher l'ennemi d'en prendre possession.

Shanxi : Plan et coupe d'une tour de défense
Dans la province de Pékin (Beijing):

   Les tours de la région de Pékin sont plus fines que dans la région du Shanxi avec des murs presque verticaux. Ces tours de défense coupent la muraille, ce qui leur permet d'avoir une meilleure visibilité sur le chemin de ronde, mais une moins bonne capacité au tir de flanquement (assuré par les chambres a et b équipées de meurtrières et par les créneaux). Sur la vue en coupe, nous constatons que la muraille est constituée de deux murs fins en briques dont l'espace entre eux est comblé par de la blocaille (gravats et petites pierres) jusqu'au parapet. Cet espace, appelé fourrure, permet un bon drainage et assujettit les briques. L'épaisseur limitée des murs (un demi-mètre) en briques s'explique par l'armement rudimentaire des nomades qui ne disposaient ni d'onagre ni de trébuchet. Les matériaux utilisés sont les mêmes pour les deux catégories de tour, de la pierre de taille pour les fondations jusqu'à deux mètres de hauteur, des briques pour les murs et des dalles de terre cuite pour le chemin de ronde. Pour faciliter la construction et le transport, les voûtes, les encadrements et les seuils des ouvertures étaient préfabriqués avant d'être transportés et installés sur les lieux.  + de photos ... 

Beijing : Plan et coupe d'une tour de défense
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